À PROPOS DU FDT
Un projet de territoire
Créé en 2009, le festival Février des Théâtres s’inscrit d’emblée dans une démarche profondément politique : faire de la culture un droit effectif pour toutes et tous, y compris en milieu rural. En investissant les salles des fêtes des villages, transformées en lieux de spectacle, le festival affirme un principe fondamental : l’accès à la création artistique ne doit pas dépendre du lieu de résidence. Il s’agit de lutter contre les inégalités territoriales et de faire de la culture un levier d’émancipation, de citoyenneté et de cohésion sociale.
Notre action s’inscrit
pleinement dans le cadre des droits culturels, qui reconnaissent à
chaque personne le droit de participer à la vie culturelle, de créer, de
transmettre et de partager des références artistiques et symboliques. En ce
sens, le Février des Théâtres ne se limite pas à la diffusion de spectacles :
il reconnaît les habitants comme des acteurs culturels à part entière,
valorise les pratiques amateurs, favorise la rencontre avec les artistes
professionnels et construit des espaces de participation, d’échange et de
débat.
Très tôt, le projet a dépassé
l’échelle communale pour devenir un outil culturel intercommunal, porté
collectivement par des associations villageoises. Ce fonctionnement coopératif
traduit une volonté politique claire : construire des politiques culturelles
de proximité, fondées sur la co-responsabilité, la mutualisation et la
gouvernance citoyenne.
L’année 2025 marque un
tournant avec la création de l’association Ô Berge des Arts, désormais porteuse
du festival. Constituée des membres historiques du
collectif, elle a pour vocation de pérenniser un projet culturel de
territoire engagé depuis 18 ans, d’en renforcer la gouvernance partagée et
de développer de nouveaux partenariats. Son ambition est clairement politique :
défendre une culture comme bien commun, non marchande, décloisonnée des
disciplines, accessible à tous les publics et respectueuse des droits culturels
de chacun.
Le festival s’appuie sur un
réseau de bénévoles et sur l’accompagnement des structures départementales et
intercommunales. L’intégration de spectacles professionnels aux côtés des
pratiques amateurs répond à une exigence forte : refuser une culture à deux
vitesses, garantir une égalité d’exigence artistique sur tous les territoires
et favoriser la reconnaissance mutuelle entre monde amateur et monde
professionnel.
Le Février des Théâtres
est ainsi bien plus qu’un événement : c’est un acte politique de terrain,
une traduction concrète des droits culturels dans l’action publique locale, et
une réponse aux logiques de centralisation. Il affirme que la culture est un
service d’intérêt général, indispensable à la vitalité démocratique, à la
justice sociale et à l’avenir des territoires ruraux.
Commentaires
Enregistrer un commentaire